Tout savoir grâce au mois de l’accompagnement dans l’emploi avec Cap emploi

Avril 2026

Cheops et les Cap emploi communiquent tout au long du mois d’avril pour faire connaître l’accompagnement dans l’emploi, l’un des piliers de l’offre de services des Cap emploi. Notre objectif : sécuriser les parcours professionnels des personnes en situation de handicap et proposer des solutions concrètes pour les employeurs !

Cap emploi : l’expertise handicap directement sur le lieu de travail

Cap emploi intervient en situation de travail, chez l’employeur privé ou public ou chez le travailleur indépendant, pour analyser la réalité du poste, identifier les facteurs de risque et mettre en œuvre des solutions de maintien dans/en emploi adaptées et opérationnelles.

Notre regard d’expert handicap en emploi nous permet de construire des solutions sur mesure, qui prennent en compte :

  1. Les besoins de la personne en situation de handicap dans son environnement de travail,
  2. Les impératifs de l’employeur ou du travailleur indépendant,
  3. Le rôle central de la médecine du travail, associée à toutes les étapes du processus.

Comprendre l’impact du handicap pour une compensation adaptée

A partir des préconisations de la médecine du travail, Cap emploi accompagne l’employeur et la personne en situation de handicap pour clarifier les besoins, et notamment les besoins en compensation :

  • Les compensations techniques : adaptation du poste de travail (bureau réglable, écran spécifique, chariot à fond constant, etc.)
  • Les compensations organisationnelles : télétravail, modulation des horaires, répartition des tâches, etc.
  • Les compensations humaines et formatives : montée en compétences, formation et reconversion si nécessaire, tutorat, auxiliariat professionnel, etc.

Cap emploi 13 propose une clarification pédagogique du handicap et de ses impacts à travers une infographie simple :

Retrouvez le visuel sous PDF

L’accompagnement dans l'emploi en collaboration avec tout un écosystème

L’accompagnement dans l'emploi des personnes en situation de handicap repose sur une coopération étroite entre employeurs et acteurs spécialisés.

Cap emploi intervient en complémentarité des acteurs de la prévention de la désinsertion professionnelle (médecine du travail, Agefiph, Fiphfp, Carsat, MSA, etc.), et met en œuvre son expertise pour :

  • Rechercher des solutions d’adaptation du poste
  • Mettre en œuvre les aménagements
  • Accompagner les reclassements internes et externes
  • Soutenir l’évolution professionnelle
  • Sensibiliser le collectif de travail
  • Mobiliser des aides financières et techniques
  • Assurer un suivi après le maintien dans l’emploi.

Quels sont les dispositifs et aides mobilisables pour l'accompagnement dans l'emploi ?

L'accompagnement dans l'emploi des salariés, agents ou travailleurs indépendants, repose sur une combinaison d’outils et dispositifs spécifiques. Ils peuvent être sollicités par l’employeur, la personne, la médecine du travail... ou en coordination avec Cap emploi, qui joue un rôle clé pour articuler l’ensemble.

1. Les visites médicales : un levier essentiel d'anticipation pour le maintien dans l’emploi

Les visites médicales permettent au médecin du travail d’évaluer l’aptitude de la personne et de proposer des mesures adaptées. Elles sont souvent le point de départ d’un maintien dans l’emploi.

Ces visites sont :

  • La visite d’embauche (visite initiale d’information et de prévention) effectuée dans les 3 mois après la prise de poste.
  • La visite médicale (visite périodique d’information et de prévention ou visite occasionnelle) à la demande de la personne, de l’employeur, du médecin traitant généraliste ou spécialiste ou du médecin-conseil.
  • La visite de pré-reprise, essentielle pour préparer le retour à l’emploi et mobilisable à partir d'un mois d'arrêt.
  • La visite de reprise organisée obligatoirement lors de la reprise dans un délai de 8 jours après une absence pour congé maternité, pour maladie professionnelle ou après une absence de 30 jours à la suite d’un accident de travail, d’une maladie ou d’un accident non professionnel.
  • La visite de mi-carrière organisée dès les 45 ans de la personne. Cette visite est obligatoire et permet à l'employeur de s'assurer que l'état de santé de la personne est toujours en adéquation avec le poste qu'elle occupe. Cet examen réalisé par le médecin du travail peut donner lieu à la préconisation de mesures d'aménagement ou d'adaptation du poste ou du temps de travail de la personne.
  • Le rendez-vous de liaison, pendant l’arrêt de travail, est à l’initiative du salarié ou de l’employeur, avec l’aval du salarié, associant le service de prévention et de santé au travail (L. 1226-1-3). Pour tout arrêt de travail dès un mois, qui vise, si le salarié le souhaite, à préparer son retour dans l’entreprise et à l’informer des mesures d’accompagnement mobilisables dont la visite de pré-reprise.

2. L’essai encadré : outil précieux pour sécuriser la reprise et éviter la désinsertion professionnelle

L’essai encadré est un dispositif de l’assurance maladie.

Ce dispositif est mobilisable pendant un arrêt de travail et permet à une personne de pouvoir tester ses capacités à reprendre son ancien poste ou à en occuper un nouveau, dans son entreprise ou une autre entreprise, mais aussi de tester un aménagement de poste ou encore de préparer sa reconversion professionnelle.

Il peut durer jusqu’à 14 jours ouvrables, fractionnables si nécessaire, et être renouvelé une fois.

3. La Convention de Rééducation Professionnelle en Entreprise

Jusqu’ici ouverte uniquement aux travailleurs en situation de handicap, la Convention de Rééducation Professionnelle en Entreprise, ou CRPE, s'est élargie aux salariés jugés inaptes ou à risque par un médecin du travail lors d’une visite de pré-reprise.

Elle ouvre la possibilité à la personne de se former de 3 à 18 mois (renouvelable jusqu’à 18 mois maximum, sur la durée des Indemnités journalières) à un autre métier au sein de l'entreprise d’origine ou d'une autre, tout en conservant son contrat de travail et sa rémunération.

C'est une formation pratique et tutorée qui peut être complétée par de la formation professionnelle et à l’issue de laquelle le salarié dispose non seulement de nouvelles compétences, mais aussi de l'expérience d'un nouveau métier.

4. Les études : analyser pour construire des solutions sur mesure

Les études ergonomiques permettent de décrire les tâches ainsi que les contraintes au poste de travail, et de faire ainsi des propositions sur les moyens/solutions organisationnels, techniques et humains, afin de rendre le poste de travail compatible avec l’état de santé de la personne.

Selon les situations, l’étude de poste peut être effectuée par le médecin du travail, par un ergonome des services de prévention et de santé au travail, ou par une personne disposant de compétences identiques, à la demande du médecin du travail.

Cap emploi intervient également en expert handicap, pour analyser l’impact du handicap sur la situation de travail et proposer des compensations adaptées (techniques, organisationnelles ou humaines). Notre intervention permet de co-construire des solutions réalistes, conciliant besoins de la personne et contraintes de l’employeur.

5. L’appui spécifique

L’appui spécifique (financé par l’Agefiph et le FIPHFP) permet d’obtenir un éclairage expert de l’impact du handicap dans la situation de travail. Il vient en appui des analyses Cap emploi, pour éclairer une situation complexe. Les interventions possibles sont :

  • Handicap psychique,
  • Troubles du neurodéveloppement,
  • Handicap moteur ou maladies chroniques,
  • Handicap visuel
  • Handicap auditif.

6. Les aides financières mobilisables

Selon la situation et le statut (privé / public), plusieurs acteurs peuvent financer les adaptations : l’Agefiph (salariés du secteur privé), le Fiphfp (fonction publique), l’assurance maladie pour les dispositifs liés à la prévention de la désinsertion professionnelle.

Les aides de ces Fonds interviennent toujours en complément des aides de droit commun comme celles de l'assurance maladie, entre autres.

Cap emploi sécurise les parcours en mobilisant les aides adéquates et en instruisant les dossiers lorsque nécessaire.

Un témoignage éclairant d'accompagnement dans l'emploi

Accompagnement dans l'emploi d'un travailleur indépendant

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Quelques chiffres de l'accompagnement dans l'emploi

Chaque jour, les Cap emploi agissent pour maintenir dans/en emploi les personnes en situation de handicap. En 2025, ce sont :

58 788 : Personnes accompagnées(1) dans l’emploi

96.5 : Taux de maintien réussi

72 538 : Services aux employeurs délivrés

(1)Salariés, agents de la fonction publique et travailleurs indépendants.

article crée le 23/03/2026
dernière modification le 23/03/2026


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